L'association Stomarabel

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Daniel COMMARD

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Audrey VALERY

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Pourquoi l'association Stomarabel?

Pour développer des projets autour de l'écriture, des mots, de la transmission et éveiller curiosité, gourmandise et plaisir dans  l'écriture et la lecture d'un texte. 

"Si je lis avec plaisir cette phrase, cette histoire ou ce mot, c'est qu'ils ont été écrits dans le plaisir", écrivait Roland Barthes, ajoutant plus loin que ce plaisir de l'écrivain ne garantissait en rien celui du lecteur.

Une "mise en danger" puisque ce texte jailli de moi, on ne sait comment, m'échappe ensuite, prolongé par les yeux d'un autre que je ne verrai pas.

Prendre le temps d'écrire et d'inventer pour toi, autre, que je ne connais pas et ne connaîtrai peut-être jamais, qui sait...

Puis recevoir une carte qui a pris son temps, tâter des doigts le corps d'une écriture tordue, proprette, hasardeuse...Epingler cette carte sur un mur, y répondre, l'oublier, chercher éperdument cet inconnu puis l'épouser...

Les textes écrits seront lâchés dans la nature, offerts à l'autre, au vent, sans laisser de trace autre que cette correspondance. Un acte léger, poétique, avec, il est vrai, le secret espoir d'une réponse.

Les mots, nous les vivons comme des bonbons, des armes, des bouées.


Des bonbons parce qu'en bouche, on peut ressentir une vraie gourmandise à jouer avec les sons, la matière. Il s'agit bien de cet appétit que nous voudrions susciter : "Tiens c'est un mot nouveau, il a l'air un peu dépressif au son, mais son sens est amusant, comment l'intégrer dans un texte? Allez, on part de cette containte..." Pour cela, nous avons choisi la forme d'un bar ; appât qui, par boissons et friandises, invite les participants à écrire, l'air de rien. Des armes parce qu'une d'une réplique bien placée on devient chevalier.

Des bouées parce que combien de fois nous sommes nous accrochés à des bribes de textes, des citations, des extraits de chansons, venus sublimer le réel et le faire résonner. A l'instant où j'écris ces lignes, je pense à cette phrase d'Albert Camus croisée ce matin : "Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invicible été". Phrase qui m'a permis un temps de m'écarter de mes ruminations et de m'en remettre au monde. Une petite fenêtre.

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